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Écrit par Stéphanie Schmitt
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Mardi, 09 Mars 2010 08:31 |
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Tags: Culture | Mode de vie | Voyage Je continue la série découvert du Québec et du Canada avec un temps important pour le pays : la saison des sucres.
C'est ainsi qu'on nomme les quelques semaines qui vont permettre aux acériculteurs de récolter l'eau d'érable qui va donner le célèbre sirop. Il faut savoir que le Québec produit pas loin de 75 % de la production mondiale de sirop d'érable. Ce qui veut dire que cette saison est particulièrement importante. Et en ce début mars elle a commencé. En effet il faut pour que l'eau coule des arbres que les nuits soient fraiches avec des températures inférieures à zéro, et que les journées permettent un dégel. En se dilatant, le bois permet alors à l'eau contenue dans l'arbre de circuler, et dans les érablières on entaille les arbres pour récupérer le précieux liquide. Le gout sucré vient des réserves d'amidon que l'érable a constitué pendant l'été et qui se diluent sous forme de saccharose. Le sirop est obtenu à partir de l'évaporation de l'eau d'érable, ce qui concentre le sucre.

Mais en dehors de l'explication technique, cette saison marque aussi la fin de l'hiver, l'arrivée du printemps et le folklore de la cabane à sucre. Malheureusement les touristes s'y précipitent toute l'année, ça fait partie du circuit classique quelque soit la saison. Pour les québécois c'est en mars ou avril qu'il faut aller faire un tour à la cabane à sucre. Une journée très riche à plein de niveaux. Déjà pour l'estomac. Une orgie de sucre car tout est cuisiné à base de sirop d'érable : oeufs, pommes de terre, fèves au lard et oreilles de crisse... Le tout se fait dans une cabane aménagée au coeur de l'érablière avec la musique traditionnelle au violon et à la cuillère. Heureusement pour l'estomac qui peut mettre plusieurs jours à s'en remettre on prévoit toujours une petite balade dans la neige sous le soleil printanier. Mais la journée ne s'achève pas sans la fameuse tire d'érable : une sucette de sirop d'érable faite main à partir d'un bâton de bois et de sirop disposé sur la neige pour solidifier. Je vous le conseille, un dernier shoot de sucre.
Alors je vous souhaite à tous d'essayer le folklore de la cabane à sucre, de préférence à la saison des sucres pour éviter de passer pour des touristes de base et partager la fête avec des québécois.
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Écrit par Stéphanie Schmitt
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Jeudi, 04 Mars 2010 00:00 |
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Tags: Voyage Circuit 12 jours complet : Le Caire, Désert Blanc, les oasis, Louxor et le Nil en Felouque
Du 3 au 14 octobre 2010
Ce circuit complet et inédit vous propose les trésors de l'Egypte : - plusieurs sites incontournables dont les Pyramides, le Sphinx, Saqqara, le temple de Louxor, Karnak, la Vallée des Rois... - une initiation à la marche dans le Désert Blanc et ses merveilleux paysages - la traversée et la visite de différents oasis - la vie à l'Egyptienne dans une famille en maison d'hôte à Louxor - la douceur d'une croisière sur le Nil en Felouque
- tout en profitant de l'accompagnement d'un guide français spécialiste de l'Egypte et d'un coach professionnel pour faire le point et prendre du recul.
Pendant ce circuit découverte, un coach sera à votre disposition pour vous aider à clarifier votre vie professionnelle et personnelle, à faire le point et à vous permettre de passer à l’action à votre retour. Le suivi se fait lors des marches, des visites, et des moments de pause, mais également en groupe le soir par le biais de discussions centrées sur les expériences partagées lors de la journée. Pour permettre un accompagnement personnalisé de qualité et favoriser les échanges, le nombre minimal de participants est de 6, le nombre maximal est de 10.
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Écrit par Stéphanie Schmitt
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Lundi, 22 Février 2010 08:34 |
Je me permets de citer en intégralité un article du Monde qui me semble particulièrement intéressant et même alarmant.
En général je n'aime pas être alarmiste, mais les constatations du médiateur de la République me semblent mettre en lumière une constatation que je fais également de mon côté : une société du chacun pour soi où les efforts pour vivre ensemble ne sont pas forcément courronnés de succès. On consomme, on prend, on agit les uns contre les autres et chacun pour soi. Or l'être humain a besoin des autres et de vivre dans un univers collaboratif compris et accepté. Alors où allons-nous ?
" Médiateur de la République depuis 2004, Jean-Paul Delevoye est un observateur privilégié de la société française. Ancien ministre de la fonction publique de Jacques Chirac, ancien président de l'Association des maires de France, maire de Bapaume (Pas-de-Calais), c'est vers lui que se tournent les citoyens lorsqu'ils sont en litige avec l'administration. Son constat d'une société émiettée et en tension alimente le rapport annuel qu'il remet, mardi 23 février, au président de la République et au Parlement.
Cela sonne comme un cri d'alarme et un appel politique à retrouver le goût du vivre ensemble. Jean-Paul Delevoye, dont le mandat devrait expirer fin 2010, évoque aussi le futur défenseur des droits, qui se substituera au médiateur de la République en 2011.
Quel diagnostic portez-vous sur l'état du pays ?
Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement.
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Écrit par Stéphanie Schmitt
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Samedi, 06 Février 2010 19:20 |
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Tags: Comportements
Attention, vous êtes tous des criminels en puissance !
J'ai déjà parlé il y a peu des aéroports où nous sommes tous des terroristes en puissance et souvent traités comme tels. Mais le phénomène n'est pas limité à ces enclaves aéroportuaires.
Dans votre vie quotidienne et même chez vous vous n'êtes pas à l'abri d'une arrestation et d'une garde à vue humiliante. Le sujet a été largement traité la semaine dernière par les médias avec des témoignages édifiants de personnes se retrouvant dans des cachots, sans lacets ni montre, fouillées au corps et gardées en captivité dans des conditions insalubres de nombreuses heures pour des raisons telles que .... avoir traversé au rouge.
Dans "Roman français" Frédéric Beigbeder raconte son expérience et ses 36 heures d'enfermement. Loin de nier les faits qui lui sont reprochés et qui sont à l'origine de son arrestation, c'est plus la manière dont on le traite et les abus de pouvoir dont il est victime qu’il fait partager.
Alors bien sur la garde à vue à une réelle utilité pour permettre aux policiers de boucler des affaires où il faut isoler les interpelés, et tous les policiers ne sont pas forcément des personnes en mal être qui auraient besoin de se prouver leur valeur en abusant de leurs pouvoirs, mais visiblement il y a dérive et cette dérive pourrait être dangereuse. Le message est clair : quoique vous fassiez vous pouvez être traité comme un criminel et humilié.
Dans le sens également de l'hyper criminalisation le permis à point et les radars automatiques. L'effet sur la sécurité routière est indéniable, mais le système est pervers. Quelques kilomètres heures en trop, car personne n'est parfaits et qu'on ne peut pas toujours regarder son compteur, alors on est à 95 dans une descente et voilà un point qui s'envole. Il y en a douze et personnellement je suis toujours très attentive à respecter les limitations, mais c'est très simple d'être pris en défaut, et les radars mobiles ou fixes sont souvent placés pour faire du chiffre plutôt que pour inciter à la prudence.
Du coup certaines personnes, sans avoir réellement mis qui que ce soit en danger, même si elles ont bien contrevenu à une loi très rigide et appliquée par des machines, se retrouvent hors la loi sans permis. Attention je fais bien la distinction entre un alcoolique récidiviste qui prend des risques énormes pour lui et les autres, et la mère de famille ou le chef d'entreprise qui sont souvent sur la route et qui sur quelques années se sont retrouvés pris en défaut plusieurs fois. Mais voilà cette distinction n'est pas faite et tout le monde est placé dans le même panier.
Alors quelles conséquences. Comme c'est ma spécialité je vais plutôt prévoir les comportements et c'est là que je dis DANGER.
La première chose c'est l'image de la police et de la justice. Ce n'est pas nouveau et les reportages télé sur les flics dévoués ou les juges des enfants humains et à l'écoute n'y changent pas grand chose, l'image se dégrade et la population n'a plus forcément confiance en sa justice et en ceux qui l'appliquent.
Deuxième conséquence un jeu du chat et de la souris avec les autorité où chacun défie l'autre, où c'est l'opposition qui est mise en avant plutôt qu'une possible sensibilisation ou collaboration. On respecte les limites non pas parce que c'est bon pour nous, mais pour éviter les PV. Alors je sais que les français ne sont pas les plus disciplinés, mais j'ai toujours envie de voir le bon en chacun et de toute façon à long terme on ne peut pas changer un comportement par la peur ou la répression contre la personne.
Donc nous voilà avec une défiance vis à vis des autorités et des institutions, l'habitude qui est prise de construire une société en opposition, et le plus pernicieux à mon sens l'effet de cette hyper criminalisation sur les gens. L'être humain qui cherche dans son fond souvent à faire bien a besoin d'être valorisé dans ses efforts et là tout est fait à l'inverse. On démontre à des gens qui n'ont pas ou que peu fauté qu'ils sont mauvais, que ce sont des criminels et on les humilie pour que la leçon soit bien apprise. C'est méconnaitre les comportements humains car les conséquences sont tout autres. En général on réagit violemment à une injustice, et il ne faut pas s'étonner des agressions verbales ou autres contre les autorités. Et puis une fois qu'on démontre à une personne qu'elle est criminelle on la mène directement vers d'autres méfaits. La réaction est humaine : tant qu'à être traité comme un malfrat, j'ai aucune raison de ne pas l'être. Alors bien sûr il reste la raison humaine, la haute moralité que certains peuvent conservez, mais c'est plus courant de vouloir répondre en prouvant qu'effectivement on est mauvais puisque c'est ainsi qu'on veut nous définir.
Que dire pour conclure ?
Clairement il y a danger à hyper criminaliser une société. A force de légiférer et de mettre tout le monde hors la loi on risque simplement de n'avoir plus aucune loi applicable et surtout plus personne qui ne voie l'intérêt de les suivre. L’effet inverse. Le trop est souvent l'ennemi du bien. Mais ce que je vous invite surtout à faire c'est à réfléchir au sujet et surtout à ne pas vous laisser entrainer dans ce mouvement. Rien ne vous oblige à devenir réellement criminel même si on veut vous définir comme tel.
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Écrit par Stéphanie Schmitt
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Lundi, 25 Janvier 2010 09:47 |
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Tags: Culture Samedi 23 janvier se déroulait au CAC de Forbach le premier concert organisé par "La Guitare au Coeur des Cultures". Un hommage à Django Reinhardt à cette date emblématique : le centenaire de sa naissance. Après une conférence sur sa vie à 18h, ce sont 3 heures de musique qui ont été offertes au public venu nombreux. Mike Reinhardt en était le fil conducteur et a invité de nombreux musiciens sur scène. La deuxième partie a proposé une collaboration prometteuse entre le Big Band de Forbach issu du conservatoire et l'artiste manouche accompagné d'un pianiste virtuose. La preuve qu'il est possible de rapprocher les communautés grâce à la musique.
Pour moi l'expérience était tout aussi riche. Participer à l'organisation d'un tel évènement, faire partie de l'aventure de ce festival qui prend de plus en plus d'ampleur, et entrer dans le monde de la culture et du spectacle. Et puis surtout sentir la magie et voir que les efforts de bénévoles paient. Car c'est une grosse machine et il faut une part de folie de se lancer dans la création d'un tel festival. Mais que ce soit pour le public, pour les musiciens, ou pour les organisateurs, la soirée du 23 janvier a été une belle expérience que nous n'hésiterons pas à renouveler.

Photo Républicain Lorrain.
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Écrit par Stéphanie Schmitt
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Mercredi, 06 Janvier 2010 10:15 |
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Tags: Voyage La prochaine fois que vous prendrez l'avion, prévoyez 4 heures pour l'enregistrement et mettez votre pudeur au vestiaire car si votre destination est quelque peut délicate ou si vous avez visité certains pays jugés dangereux dans votre vie antérieure vous aurez probablement droit à la fouille à corps... en attendant les scanners déshabillants.
Tout est fait pour vous rassurer, et surtout pour bien montrer que les états font ce qu'il faut pour lutter contre le terrorisme. Mais je m'interroge : jusqu'où va-t-on aller ?
Les chaussures, les liquides, les médicaments, les objets pouvant couper, tout ça est déjà proscrit. Bientôt plus de couverture, plus de bagage à main, il faudra faire confiance et donner son ordinateur portable, son téléphone au personnel mal payé des aéroports en espérant pouvoir les récupérer en état. Et puis se faire fouiller et interrogé comme un terroriste par des agents de sécurité souvent mal formés. Les abus sont fréquents. Je n'hésite pas à demander s'ils ont vu quelque chose quand je suis obligée de tout ouvrir, mais bon on ne peut même pas trop contester sous peine de se retrouver avec les menottes et de rater avion et voyage.
Et l'escalade n'est pas terminée. Les fouilles, les scanners déshabillants... mais il faut savoir que la prochaine génération d'explosif utilisée par les terroristes sera probablement intra corporelle. Est-ce que vous accepterez un touché rectal et une radio ? C'est simplement la prochaine étape finalement. Peut être même voyager nu avec des blouses fournies par la compagnie aérienne. Et du coup 6 heures pour l'enregistrement et les transferts. On peut tout imaginer à choisir toujours le plus sécuritaire.
Mais pour l'instant les passagers se disent rassurés par ces mesures. Suis-je la seule à envisager simplement de ne plus prendre l'avion si ça continue ? Je n'aime pas la manière dont on commence à traiter les CLIENTS.
Le tout sécuritaire a ses limites. Surtout que finalement la dernière tentative d'attentat a été évitée grâce à la réactivité des passagers de l'avion. N'est-ce pas la meilleure sécurité ? Ne pas être indifférent à ce qui se passe ? Et puis je n'arrive pas à croire que les contrôles aux aéroports soient réellement efficaces. Ils sont là pour montrer que des choses sont faites. La véritable sécurité vient bien plus de services de renseignements efficaces. C'est en amont que ça doit se traiter et d'après moi les scanners n'y feront rien, mise à part couter cher.
Alors jusqu'où va-t-on aller ? J'attends pour voir, en espérant que les gens vont limiter leurs déplacements en avion plutôt que d'accepter d'être traité comme du bétail. Peut être que ce sera le signal pour que les compagnies et les états envisagent d'autres solutions. C'est toujours l'argent qui mène les choses de toute façon...
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